Ruée vers les minéraux : la transition énergétique mal partie pour être écologique
Il faut absolument réduire notre consommation de minerai et d’énergie, selon un nouveau rapport.
Il faut absolument réduire notre consommation de minerai et d’énergie, selon un nouveau rapport.
Un récent sondage réalisé par un think tank de la droite économique indique que la population canadienne serait préoccupée par le climat, mais s’opposerait à de nouvelles « taxes » environnementales. Mais c’est la question qui serait mal posée.
Pour atteindre la carboneutralité en 2050, la demande pour les matières premières dites « critiques » comme le lithium, le cuivre, le cobalt et le nickel sera multipliée par six selon un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie.
L’accumulation des erreurs par les gouvernements libéraux et caquistes dans ce dossier a joué en faveur de la pétrolière.
L’écart avec la normale est énorme: en plus de 100 ans d’observations, jamais un mois d’octobre n’aura été aussi chaud.
Est-ce acceptable alors que les émissions doivent passer à deux tonnes par habitant et par an pour éviter une catastrophe climatique?
C’est notamment en investissant dans des industries polluantes que l’élite économique nourrit le réchauffement climatique.
Pour l’instant, les participants à la COP26 n’ont pris aucun engagement pour un éventuel abandon des énergies fossiles.
En Abitibi-Temiscamingue comme ailleurs au Québec, l’urgence climatique s’est taillé une place dans les élections municipales. S’il y a consensus sur les pistes cyclables ou le verdissement des espaces publics, les candidat.es marchent sur des œufs lorsqu’on aborde les minières et les forestières.
Le Québec ne sera pas épargné par les conséquences du réchauffement climatique. Les températures pourraient même grimper plus fort qu’ailleurs.