CHRONIQUE | Dans les derniers mois, c’est par dizaine que des projets de loi ont été déposés dans différents États pour bannir l’enseignement à l’école de la « théorie critique de la race ». C’est qu’il ne serait apparemment pas très chic d’apprendre aux enfants que l’esclavage a participé du développement historique de leur pays.
CHRONIQUE | Face [au péril de l’obscurantisme], on imagine le personnel ministériel mobilisé à documenter, évaluer et analyser la menace, multipliant les réunions à ce sujet. Curieux, j’ai donc écrit aux bureaux du ministre Jean-François Roberge et à la responsable de la Loi sur l’accès aux documents au ministère de l’Éducation, leur demandant tous les documents du ministère relatifs (1) à la « culture de l’annulation » et (2) à des événements survenus dans des écoles (des statistiques, des messages de directions d’école, etc.) ou (3) des notes préparatoires et des procès-verbaux de réunions à ce sujet.
CHRONIQUE | Le fils de Dieu lui-même, Jésus, seigneur des pauvres, des éclopés, des prostituées, des étrangers, est en réalité un woke, peut-être même le premier woke, le roi des woke. C’est insupportable pour ces réactionnaires qui critiquent l’immigration sans relâche et défendent donc un héritage judéo-chrétien de façade sans foi, sans âme, atrophié et dénué de toute compassion, de toute empathie, de toute humanité envers leurs prochains en détresse et dans le besoin.
« Flou», « victimaire » ? Inspirons-nous de Mathieu Bock-Côté pour dire les choses autrement.