ILLUMINER L’AVENIR

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Face à l’illusion du capitalisme vert : l’environnementalisme solariste comme solution

Cet essai est une invitation à penser l’impensable : que le problème n’est pas seulement la source d’énergie que nous utilisons, mais le système économique et culturel qui la transforme en instrument de domination, d’inégalité et de destruction. Changer l’énergie sans changer le modèle, c’est comme changer l’essence d’une voiture qui fonce vers l’abîme. Ce n’est pas suffisant. Nous devons changer la direction, le conducteur et la logique même du voyage.

Au cours des dernières décennies, le discours dominant sur la crise climatique a été détourné par un récit confortable : celui de la « transition énergétique » comme un simple changement de matériel. Changeons les combustibles fossiles pour des énergies renouvelables, remplaçons les moteurs à combustion par des moteurs électriques, recyclons, compensons les émissions, et tout restera pareil, mais avec moins de CO2. Ce récit est séduisant parce qu’il n’exige pas de changements profonds. Il promet que nous pouvons continuer à consommer, croître, accumuler et rivaliser, seulement avec des technologies plus propres.

La réalité est que le capitalisme vert est une illusion. Non pas parce que les énergies renouvelables ne fonctionnent pas – elles fonctionnent, et elles sont indispensables – mais parce que le problème n’est pas seulement la source d’énergie. Le problème est le système qui transforme l’énergie en marchandise, la croissance en impératif, la consommation en identité et la nature en ressource.

L’histoire de l’humanité est pleine de « solutions techniques » qui ont résolu un problème tout en en créant de plus grands. Les pesticides ont résolu les parasites et ont empoisonné les aquifères. Les plastiques ont résolu le stockage et ont rempli les océans. Les combustibles fossiles ont résolu la mobilité et réchauffent la planète. La transition énergétique, si elle se limite à substituer les sources d’énergie sans transformer le système qui les utilise, sera un autre maillon de cette chaîne de solutions incomplètes. Parce que le modèle économique qui a généré la crise climatique n’est pas un accident. C’est un système qui exige une croissance perpétuelle sur une planète finie, l’extraction constante de ressources non renouvelables, la concentration de la richesse et du pouvoir, l’obsolescence programmée pour maintenir la consommation, et l’externalisation des coûts environnementaux et sociaux. Aucune de ces caractéristiques ne change avec des panneaux solaires. Le capitalisme vert est, au mieux, une atténuation. Au pire, une distraction.

L’une des thèses centrales de l’environnementalisme solariste est que la source d’énergie d’une civilisation détermine sa structure politique, économique et culturelle. Ce n’est pas une relation fortuite. C’est une relation causale. Et cette distinction nous mène à la question fondamentale qui traverse tout cet essai : la relation entre l’énergie et la civilisation est-elle un accident historique ou une nécessité structurelle? La réponse détermine si nous pouvons nous limiter à changer la technologie ou si nous devons transformer tout le système. La civilisation du bois et de la traction animale était féodale : le pouvoir était basé sur la terre et le vasselage. La civilisation du charbon était industrielle : le pouvoir était basé sur l’usine, le capital et la classe ouvrière. La civilisation du pétrole a été mondialisée et inégalitaire : le pouvoir s’est concentré dans les pays producteurs et les grandes corporations énergétiques. Chaque source d’énergie a généré une forme d’organisation sociale, une structure de pouvoir, une éthique et une culture. Et chacune, à son tour, a généré des crises qui n’ont pu être résolues qu’avec une nouvelle source d’énergie. Cette régularité historique n’est pas le produit du hasard. Elle est la manifestation d’une loi structurelle : l’énergie n’est pas neutre. Sa forme d’extraction, de distribution et de consommation façonne les relations de pouvoir, les systèmes économiques et les valeurs culturelles. Nous sommes maintenant au seuil d’une nouvelle source : l’énergie solaire distribuée. Mais si nous substituons simplement le pétrole par le soleil sans changer le système économique, nous reproduirons la même logique de concentration du pouvoir, d’extraction et d’inégalité. Seulement avec un autre combustible.

Les combustibles fossiles sont, par nature, centralisateurs. Un puits de pétrole se trouve à un endroit spécifique. Une mine de charbon est sur un territoire spécifique. Un gazoduc nécessite des investissements de millions de dollars et traverse des pays entiers. Pour que cette énergie parvienne à la population, une infrastructure gigantesque, coûteuse et contrôlée par quelques-uns est nécessaire. Cette centralisation génère des monopoles économiques. Et les monopoles économiques génèrent des monopoles politiques. Celui qui contrôle l’énergie contrôle la société. Il n’y a pas de véritable démocratie quand l’accès à l’énergie – et donc à la vie moderne – dépend de quelques acteurs. La dictature énergétique est la mère de toutes les dictatures. Peu importe le nombre d’élections organisées si la population ne peut survivre sans l’approvisionnement d’une corporation ou d’un État centralisé. Ce n’est pas une coïncidence. C’est la conséquence nécessaire de la nature physique des combustibles fossiles.

L’histoire de l’humanité est pleine de « solutions techniques » qui ont résolu un problème tout en en créant de plus grands.

L’énergie solaire, au contraire, est distribuée par nature. Le Soleil brille sur tous les toits, sur toutes les communautés, sur tous les territoires. On ne peut pas la breveter ni la détourner. Elle ne nécessite pas d’oléoducs ni de gazoducs. Elle n’a pas besoin d’un réseau de distribution massif. Cela ouvre une possibilité historique sans précédent : une civilisation énergétiquement décentralisée, où chaque communauté produit sa propre énergie, où la souveraineté énergétique est la base de la souveraineté politique, où le pouvoir est fracturé et distribué. Mais cette possibilité ne se matérialise pas automatiquement. Elle peut être capturée par les mêmes corporations qui contrôlent aujourd’hui les combustibles fossiles. Elle peut devenir un autre modèle de concentration : le capitalisme solaire, où de grandes entreprises installent des parcs solaires, vendent de l’électricité et maintiennent un contrôle centralisé. C’est le risque du capitalisme vert. Le solarisme n’est pas seulement un changement technique. C’est un choix politique : utiliser l’énergie solaire pour décentraliser le pouvoir, et non pour le reproduire sous un autre déguisement. La question de savoir si la relation entre l’énergie et la civilisation est fortuite ou causale trouve ici sa réponse pratique : si elle est causale, nous pouvons agir sur la cause pour transformer l’effet. Si elle était fortuite, nous n’aurions qu’à attendre que le hasard nous soit favorable. L’histoire et la physique nous montrent qu’elle est causale.

L’économie actuelle et impitoyable a un impératif fondamental : croître. Croissance du PIB, croissance de la consommation, croissance de la production, croissance des profits. Sans croissance, elle entre en crise. C’est sa logique interne, pas un accident. Mais la planète est finie. Ses ressources sont limitées. Sa capacité à absorber les déchets est limitée. Sa biodiversité est limitée. La contradiction entre un système qui exige une croissance perpétuelle et une planète qui est finie est à la racine de la crise climatique. Les « solutions vertes » ne résolvent pas cette contradiction. Elles ne font que la déguiser. L’économie verte promet une « croissance verte » : croître sans polluer, consommer sans épuiser, accumuler sans détruire. Mais c’est une contradiction dans les termes. Il n’y a pas de croissance matérielle perpétuelle sur une planète finie. Et l’énergie solaire, aussi abondante soit-elle, ne peut soutenir un système qui exige d’extraire des métaux rares, de couper des forêts, de surexploiter les océans et d’exploiter le travail dans le Sud global.

Vivre dans un système de distribution inégal, où la richesse est concentrée dans une minorité et la pauvreté dans une majorité, c’est comprendre que l’inégalité n’est pas un accident. C’est son mécanisme de fonctionnement.

Le système économique actuel ne produit pas seulement des biens. Il produit des désirs. Il crée des besoins artificiels, fabrique des identités à travers la consommation, transforme l’accumulation en sens de la vie. Nous continuerons à acheter, utiliser et jeter à un rythme insoutenable. La différence est que les objets seront plus efficaces, mais tout aussi éphémères. L’obsolescence programmée, la mode, la publicité, la compétition pour le statut : tout cela continuera d’exister, seulement avec des panneaux solaires sur les usines. Il n’y a pas de transition écologique sans transition culturelle. Et la transition culturelle implique d’abandonner le consumérisme comme mode de vie. Elle implique de redécouvrir la suffisance, la durabilité, la réparation, le partage. Elle implique de mesurer le bien-être non pas par ce que l’on possède, mais par la qualité des relations, le temps libre, la santé de l’environnement.

La relation causale entre l’énergie et la civilisation nous oblige à voir qu’il ne peut y avoir de justice climatique sans justice économique.

Vivre dans un système de distribution inégal, où la richesse est concentrée dans une minorité et la pauvreté dans une majorité, c’est comprendre que l’inégalité n’est pas un accident. C’est son mécanisme de fonctionnement : l’accumulation du capital exige l’exploitation. La crise climatique amplifie cette inégalité. Ceux qui polluent le plus – les pays du Nord – sont ceux qui souffrent le moins de ses conséquences. Ceux qui polluent le moins – ceux du Sud global – sont ceux qui en souffrent le plus. L’injustice climatique est l’expression la plus crue de l’inégalité capitaliste. Une transition énergétique qui ne s’attaque pas à l’inégalité est une transition injuste. Si les panneaux solaires n’atteignent que les toits des riches, si les nouvelles technologies ne profitent qu’aux corporations, si « l’économie verte » continue d’exploiter une main-d’œuvre bon marché et d’extraire des ressources du Sud, alors la transition n’aura rien changé de fondamental.

L’une des confusions les plus courantes à propos du solarisme est de penser qu’il propose le renoncement, l’austérité, un retour à la rareté. Rien n’est plus éloigné de la vérité. Le solarisme ne propose pas moins de vie. Il propose une vie différente. La civilisation fossile nous a donné une abondance matérielle sans précédent, mais aussi une pauvreté spirituelle, sociale et écologique sans précédent. Nous avons plus de choses et moins de temps. Plus de technologie et moins de communauté. Plus d’informations et moins de sagesse. Plus de mouvement et moins d’enracinement. Le solarisme propose d’inverser cette équation : moins de choses, plus de vie. Moins de consommation, plus de relations. Moins de vitesse, plus de profondeur. Moins d’accumulation, plus de partage. Il ne s’agit pas de renoncer au bien-être. Il s’agit de définir le bien-être différemment.

La suffisance n’est pas une morale de la pauvreté. C’est une sagesse pratique : savoir quand assez c’est assez. La culture économique actuelle nous a appris que ce n’est jamais assez. Il faut toujours avoir plus, consommer plus, produire plus. La suffisance est une rébellion contre cette insatisfaction perpétuelle. En termes pratiques, la suffisance signifie concevoir des produits durables et réparables, non jetables; privilégier l’usage partagé à la propriété individuelle; mesurer le succès par la qualité de vie, non par la quantité de biens; réduire la mobilité inutile et retrouver le local; diminuer les heures de travail et augmenter le temps libre. Ce ne sont pas des propositions romantiques. Ce sont des propositions techniques et politiques. La suffisance n’est pas un retour en arrière. C’est un bond en avant : une civilisation qui a appris à vivre dans les limites de la planète, non pas parce qu’elle est vertueuse, mais parce qu’elle est intelligente.

Le solarisme ne se limite pas à réduire les dommages. Il propose de les réparer. L’économie régénérative non seulement extrait moins de ressources, mais restaure les écosystèmes. Elle n’émet pas seulement moins de CO2, mais séquestre activement le carbone. Elle ne pollue pas seulement moins, mais nettoie ce qui a été pollué. C’est le saut qualitatif : d’une économie extractive à une économie restauratrice. D’une économie qui prend à une économie qui donne. D’une économie qui épuise à une économie qui régénère. L’énergie solaire est la base matérielle de cette économie régénérative. Non seulement parce qu’elle ne pollue pas, mais parce qu’elle permet la décentralisation qui rend possible la gestion locale des ressources. Une économie solaire n’a pas besoin de grands centres de distribution. Elle peut être circulaire, locale, communautaire. Elle peut s’intégrer à la régénération des écosystèmes au lieu de les détruire.

La civilisation fossile nous a donné une abondance matérielle sans précédent, mais aussi une pauvreté spirituelle, sociale et écologique sans précédent.

Le piège de l’économie verte nous offre un rôle : celui du consommateur vert. Un consommateur qui achète des produits biologiques, qui opte pour les énergies renouvelables, qui recycle, qui compense ses émissions. Un consommateur qui « fait sa part » sans remettre en question le système. Ce rôle est confortable pour le système. Il ne remet pas en question le pouvoir des corporations. Il n’exige pas de changements structurels. Il ne menace pas l’accumulation du capital. Il ne demande que de petites modifications dans les habitudes d’achat. C’est la version écologique de « l’individualisme méthodologique » : le problème n’est pas le système, mais la somme des décisions individuelles. Mais le consommateur vert est une distraction. Peu importe combien un individu recycle si le système continue de produire des déchets à l’échelle industrielle. Peu importe si un ménage installe des panneaux solaires si les corporations continuent de brûler du charbon. Peu importe si quelqu’un achète une voiture électrique si l’extraction du lithium continue de détruire les écosystèmes. Le consommateur vert est le sujet du capitalisme solaire. Et le capitalisme solaire est une promesse vide.

L’environnementalisme – celui né dans le Sud, à Maracaibo, dans les années quatre-vingt – propose un sujet différent : le citoyen. Non pas le consommateur qui choisit entre des marques, mais le citoyen qui construit la souveraineté. Non pas le client qui achète des panneaux, mais le solariste qui produit de l’énergie, cogère le micro-réseau, participe à la communauté et décide collectivement. Le citoyen de l’environnementalisme n’est pas un acheteur. C’est un bâtisseur. Il ne se limite pas à atténuer les dégâts. Il transforme les structures qui les génèrent. Il ne demande pas la permission au pouvoir central. Il le fracture depuis la base. Ce citoyen est le sujet historique de l’avenir. Non pas celui qui attend que le marché offre des solutions, mais celui qui les construit dans sa communauté. Non pas celui qui fait confiance aux gouvernements, mais celui qui assume la souveraineté énergétique comme un droit et une pratique.

Le passage du consommateur au citoyen est le passage de la passivité à l’action. C’est le saut de la protestation à la construction. C’est la métamorphose que l’environnementalisme a parcourue en quatre décennies : de la banderole à la souveraineté technologique. La participation n’est pas un complément à la consommation. Elle est son antithèse. La consommation est individuelle, la participation est collective. La consommation est passive, la participation est active. La consommation dépend du marché, la participation construit la communauté. La consommation reproduit le système, la participation le transforme. La transition énergétique ne sera complète que lorsque le citoyen ne sera pas seulement un consommateur d’énergie, mais un producteur, un gestionnaire et un décideur. Jusqu’à ce que l’énergie ne soit pas une marchandise, mais un bien commun géré depuis la base. Jusqu’à ce que la démocratie énergétique soit aussi réelle que la démocratie politique.

Nous sommes, peut-être sans le savoir, au moment le plus important de l’histoire de l’humanité.

Le solarisme n’est pas une théorie sur les panneaux solaires. C’est une théorie sur le pouvoir, l’organisation sociale et le sens de la vie. C’est la réponse à une question que l’humanité n’a pas su formuler jusqu’à présent : comment organiser une civilisation sur une planète finie sans que cette organisation soit oppressive, inégalitaire et destructrice? La réponse du solarisme est : en transformant tout. La source d’énergie, mais aussi le système économique, le modèle de consommation, la culture, l’éthique, la politique. Tout est connecté. Tout doit changer. Ce n’est pas un changement graduel. C’est un changement de paradigme. Comme le passage du féodalisme au capitalisme, ou du capitalisme industriel à la mondialisation néolibérale, le saut vers la civilisation solaire sera une transformation profonde, disruptive et, pour certains, douloureuse. Mais c’est la seule alternative à un effondrement généralisé. Et la question qui traverse cet essai – relation fortuite ou relation causale? – trouve sa réponse dans ce besoin de transformation totale : si la relation est causale, nous ne pouvons changer qu’une partie du système. Nous devons tout changer.

L’une des dimensions les moins explorées du solarisme est sa dimension éthique : la générosité. L’énergie solaire est abondante et gratuite. Elle ne se raréfie pas, elle n’entre pas en compétition, elle ne s’épuise pas. Celui qui capte l’énergie solaire ne la prend pas à un autre. Il n’y a pas de conflit pour le soleil. Cette qualité de la source d’énergie peut – et doit – être transférée à la culture. Une civilisation solaire peut être généreuse parce qu’elle n’a pas besoin de rivaliser pour des ressources rares. Elle peut partager parce que l’énergie n’est pas un bien fini. Elle peut coopérer parce que la coopération n’est pas une perte, mais un gain. La générosité est le principe que le capitalisme fossile ne peut offrir. Sa logique est la compétition, l’accumulation, l’exclusion. La générosité est la logique du solarisme : partager pour multiplier, coopérer pour renforcer, donner pour recevoir.

L’expression « illuminer l’avenir » a un double sens. Illuminer comme donner de la lumière, mais aussi comme rendre visible, comme comprendre. Illuminer l’avenir, c’est d’abord le comprendre : savoir que l’avenir n’est pas écrit, qu’il dépend de nos décisions, que nous avons la capacité de choisir entre plusieurs destins. Illuminer l’avenir, c’est aussi le construire. Ne pas attendre qu’il arrive, mais l’amener au présent. Ne pas spéculer à son sujet, mais le matérialiser. Ne pas le rêver, mais le faire. La construction de l’avenir est collective. Ce n’est pas une tâche individuelle ni une décision des élites. C’est un processus social, historique, culturel. Il exige organisation, participation, conscience et action. Et il exige, surtout, la conviction qu’un autre monde n’est pas seulement possible, mais nécessaire.

Nous sommes, peut-être sans le savoir, au moment le plus important de l’histoire de l’humanité. La civilisation fossile a atteint ses limites. Le modèle qui nous a amenés ici ne peut nous emmener beaucoup plus loin. Et la transition n’est pas seulement technique. Elle est civilisationnelle. Nous pouvons choisir le capitalisme vert : changer la source d’énergie, mais garder le système. Un monde de parcs solaires d’entreprises, de voitures électriques pour les riches, d’extraction de lithium pour les batteries, de consommation verte pour ceux qui peuvent se le permettre et d’exclusion pour ceux qui ne le peuvent pas. Un monde plus propre, peut-être, mais tout aussi inégal, injuste et aliénant. Ou nous pouvons choisir le solarisme : changer non seulement la source, mais le système. Un monde où l’énergie est un bien commun, où la souveraineté énergétique est un droit universel, où l’économie est régénérative, où la consommation est suffisante et la participation est la norme. Un monde où le Soleil n’est pas une marchandise, mais le fondement matériel d’une nouvelle liberté. Le choix nous appartient. Il n’est écrit dans aucune étoile. Il dépend de notre capacité à imaginer ce qui n’existe pas encore, à construire ce que nous n’avons pas encore, à illuminer l’avenir avec la lumière d’une nouvelle conscience. L’environnementalisme nous a donné les outils conceptuels. Le solarisme nous donne la base matérielle. Il ne manque plus que la volonté politique et l’action collective. L’avenir est là, attendant d’être illuminé.