C’est le Centre d’éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne et Saint-Henri (CÉDA), un organisme d’éducation populaire qui agit dans le Sud-Ouest de Montréal, qui a eu l’idée d’organiser une rencontre afin d’inviter les citoyen-nes à réfléchir aux différentes propositions des partis sur les enjeux locaux de ce quartier.
L’invitation à cette activité citoyenne a été envoyée par courriel aux membres du CÉDA et une affiche a été posée à l’entrée du bâtiment du CÉDA situé sur la rue Delisle.
Un groupe d’alphabétisation mangeait dans la salle avant l’activité. Ses membres ont décidé de participer à l’atelier. Le reste des participant-es étaient des citoyen-nes venus des quartiers Saint-Henri, Pointe-Sainte-Charles et Griffintown. Les personnes d’autres quartiers étaient les bienvenues. Une quinzaine de citoyens et citoyennes étaient présents.
Gabrielle Coulombe, animatrice du milieu de vie au CÉDA, a épluché les dossiers politiques pour la préparation de la rencontre, puis les conversations ont commencé.
Parmi les thèmes abordés; la responsabilité du municipal, la gestion des collectes de déchets, le compost, le recyclage, la voirie, les parcs, le zonage, l’aménagement, les sports et les loisirs, la police, les pompiers. La santé et les logements sociaux ont aussi été discutés, certaines personnes soulevant que l’implication du palier municipal était cruciale dans ses enjeux, considérant que le provincial n’en faisait pas assez pour apporter des solutions.
Il a été soulevé que les élus municipaux ont un pouvoir limité puisque plusieurs sphères et organismes dépendant d’un budget provincial pour véritablement mettre des projets en place.
L’animatrice a présenté les candidat-es à la mairie d’arrondissement et leur parcours professionnel. Il s’agissait de Véronique Fournier de Projet Montréal; Thierry Daraize d’Ensemble Montréal; Shant Karabajak de Transition Montréal; Mehdi Semsari d’Action Montréal; Matthew Kerr de Futur Montréal.
Cette dernière a aussi lu les positions de chaque parti pour les enjeux ressortis lors de l’activité et en a fait un résumé sur un tableau. Les participant-es devaient ensuite cocher dans une grille les partis qui les intéressaient le plus selon ce qui était dit pour chaque enjeu. Les priorités ciblées par les participants et participantes ont été le logement, le transport et l’itinérance.
Une partie interactive était également prévue dans le déroulement de l’activité. L’animatrice questionnait les participant-es sur leurs connaissances par rapport aux enjeux discutés et ajoutait un complément d’information en donnant des exemples concrets au besoin. Ces derniers ont par la suite leurs préoccupations et leurs avis.
« Il est important de les garder à l’œil, parce qu’il se peut que dans quatre ans, on soit au même endroit, dans le même atelier, avec les mêmes personnes enchaînées à nos bureaux, et qu’on se dise : finalement, ils n’ont rien fait. On ne le sait pas, mais c’est l’expérience et le temps qui nous le diront – si ça fonctionne ou pas », a dit l’animatrice à la fin de l’activité en parlant des élu-es.
Ce compte rendu est l’œuvre d’une camelot de L’Itinéraire participant au projet Documentalistes Canada.
Documentalistes Canada est financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (225 000 $) et par la Fondation Inspirit (50 000 $).


