Énergies fossiles : Trudeau au pied du mur pour ses promesses qui se font attendre

Le gouvernement doit forcer l’industrie fossile à réduire de plus de moitié ses émissions, selon une coalition.

Oona Barrett Vidéojournaliste · Pivot
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Le gouvernement Trudeau avait promis lors de la COP27 de mettre en place un plafond d’émission de gaz à effet de serre (GES) pour l’industrie pétrolière et gazière d’ici la fin de l’année 2023, mais toujours pas de nouvelles à ce sujet. Les organismes climatiques demandent maintenant des comptes au gouvernement.

Un sommet sur l’ambition climatique organisé par l’ONU a lieu aujourd’hui, mercredi 20 septembre, à New York. À l’occasion de ce sommet, plus de 250 organismes de 30 pays ont envoyé une lettre au premier ministre Trudeau pour lui demander non seulement de tenir sa promesse, mais de réduire de 60 % les émissions du secteur fossile par rapport au niveau de 2005, d’ici 2030.

Dans la lettre, le Canada est nommé comme l’un des plus grands producteurs et exportateurs de pétrole et de gaz au monde. En effet, ce secteur représente près de 30 % des émissions nationales et n’a fait qu’augmenter depuis 30 ans, de près de 90 %.

Parmi les mesures proposées, on retrouve la fin des subventions aux énergies fossiles, la mise en place d’une taxe sur les profits réalisés dans le secteur du gaz et du pétrole, et la souveraineté autochtone au cœur des décisions afin de préserver l’avenir des terres et des peuples autochtones.

Des mobilisations sont organisées partout au Canada cette semaine en l’honneur de la Lutte mondiale pour l’élimination des combustibles fossiles : celle de Montréal sera le dimanche 24 septembre. La semaine d’après, le collectif Rage climatique organisera aussi toutes sortes d’ateliers et de mobilisations.

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