Suite aux révélations de Pivot, le gouvernement, les partis d’opposition et la députée indépendante se sont mis d’accord pour retirer l’animateur de la « webtélé patriote » de la liste des intervenant·es aux audiences publiques sur l’avenir de l’immigration.
Le premier ministre François Legault a annoncé que la présence d’Alexandre Cormier-Denis n’était pas désirée en commission parlementaire, une position acceptée unanimement par les autres partis.
« Alexandre Cormier-Denis n’a pas été invité. Il s’est invité lui-même », explique Pascal Bérubé, le député du Parti québécois qui siège sur la Commission des relations avec les citoyens.
« On a eu la liste des intervenants », ajoute-t-il, et « le gouvernement nous a demandé qui nous suggérions de retirer », vu qu’il manquait de temps en commission pour entendre toutes les personnes ayant signifié un intérêt à y participer. « On a tout de suite nommé Alexandre Cormier-Denis », explique le député de Matane-Matapédia en entrevue au téléphone. « Je vois passer ses affaires et ça ne nous rejoint pas du tout. »
Par la suite, la commission aurait pris la décision d’entendre tout le monde.
Alexandre Leduc, député de Québec solidaire, a déclaré sur la plateforme X (anciennement Twitter) que sa formation avait « dit au gouvernement dès cet été qu’on ne le voulait pas ».
Alexandre Cormier-Denis a publié une déclaration déplorant la censure des « nationalistes critiques de l’immigration » comme lui. Il en a profité pour y mettre un lien vers sa page de financement.
Aucun parti n’a invité Alexandre Cormier-Denis
Lors d’une consultation générale en commission parlementaire, les intervenant·es ne sont pas invité·es, mais un appel est lancé. N’importe qui peut envoyer un mémoire ou faire une demande pour intervenir lors des audiences publiques.
Les mémoires soumis sont révisés par un comité directeur dont le mandat est de s’assurer qu’ils ne contiennent pas de langage contraire aux règles parlementaires ou de propos diffamatoires. En cas de problème, le comité directeur peut refuser de rendre le mémoire public.
Les mémoires sont publiés sur le site de l’Assemblée nationale après le témoignage des intervenant·es.