La CAQ hantée par son inaction en logements sociaux

Des locataires et des comités logement ont occupé le bureau national de la CAQ pour réclamer 50 000 logements sociaux.

Oona Barrett Vidéojournaliste · Pivot
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Des locataires et des comités logement ont occupé le bureau national de la CAQ pour réclamer des investissements dans le logement social, notamment dans le programme AccèsLogis, abandonné par le gouvernement l’an dernier.

« François Legault avait promis de réaliser 15 000 logements sociaux en un mandat, son premier mandat. Savez-vous combien il en a réalisé ? Le tiers », dénonce Marie-José Corriveau, coordinatrice du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

« La CAQ vient d’être réélue et on voulait leur rappeler qu’on a toujours les mêmes revendications, c’est-à-dire 50 000 logements sociaux en cinq ans, partout au Québec », explique Lizo Ginestet, organisateur communautaire du POPIR – Comité logement.

« Le PHAQ, le programme de logements [abordables] qui a été créé par la CAQ dans son dernier mandat, ne répond pas du tout aux besoins des personnes à faible et modeste revenu, parce qu’il est ouvert aux acteurs du privé », ajoute Lizo Ginestet.

En effet, ces « acteurs du privé » peuvent obtenir des subventions publiques pour financer des logements qui seront garantis abordables pour dix ans et ensuite pourront être revendus à du privé, selon l’organisateur communautaire.

Le POPIR – Comité logement veut la relance de l’ancien programme de logement social, AccèsLogis, sa bonification et sa mise à jour pour répondre à l’ensemble des besoins des citoyen·nes.

Selon les groupes, AccèsLogis permettrait la construction d’appartements vraiment abordables en misant sur des logements échappant au marché privé : organismes sans but lucratif, coopératives ou encore offices municipaux.

Plusieurs projets seraient en attente à cause du manque du financement, dont un projet de 31 unités à Parc-Extension, deux projets de 155 unités à Côte-des-Neiges et 230 unités dans le Centre-Sud.

« Je suis surtout ici pour mes enfants qui ne sont plus capables de se loger sans être en colocation, donc je me demande ce qui va arriver bientôt avec mes petits-enfants », exprime Roger Desmarais, locataire et bénévole au POPIR.

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