Les opposant·es du projet Ray-Mont Logistiques ont perdu une bataille, mais pas la guerre

Malgré que la Phase 1 du grand projet d’entreposage de conteneurs ait débuté, les habitant·es d’Hochelaga-Maisonneuve continuent de se mobiliser pour préserver leur environnement.

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Depuis 2016, Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM s’oppose au projet de transbordement de conteneurs de Ray-Mont Logistiques à Hochelaga-Maisonneuve. 

Cette opposition a permis un retardement du projet jusqu’en novembre 2022, lorsque le ministre de l’Environnement a finalement autorisé la Phase 1 du projet. Depuis, 5000 conteneurs peuvent être stockés sur le terrain, autrefois en friche, qui donne sur des résidences. De plus, 1500 conteneurs peuvent y être déplacés chaque jour.

Malgré tout, aujourd’hui, des citoyen·nes mobilisé·es veulent continuer à bloquer les prochaines phases du projet, qui s’en va vers la construction d’une « plateforme logistique intermodale ».

« La nature du projet de Ray-Mont Logistiques, à terme, c’est du transbordement de conteneurs, des conteneurs qui viennent par train et qui sont ensuite transférés dans des conteneurs maritimes », explique la porte-parole du regroupement Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM, Cassandre Charbonneau-Jobin.

Elle s’inquiète pour les habitant·es d’Hochelaga. « On parle de trains de 100 wagons par jour, avec des milliers et des milliers de conteneurs. Ce qu’on craint, c’est que les phases subséquentes amènent un lot considérable de nuisances. »

Cassandre Charbonneau-Jobin explique qu’il n’y a pas eu d’études en matière environnementale et de santé. Le gouvernement provincial à notamment refusé de passer un examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Le potentiel de l’espace où s’est installé Ray-Mont Logistiques est infini, selon les deux militantes. Au-delà de toutes les nuisances que peut amener le projet, c’est aussi la perte d’un potentiel espace vert qu’elles déplorent.

Très fréquenté par les habitant·es du quartier pour toutes sortes d’activités, ce terrain devrait plutôt être transformé en un immense parc, selon Anaïs Houde, autre porte-parole de Mobilisation 6600. La revendication du « Parc-Nature » existe depuis 2016 et la mobilisation continuera de se battre pour celui-ci.

« Ce qu’on veut, c’est vraiment ça, cette connectivité écologique, la connectivité entre les quartiers. [C’est triste] de penser que tous les projets d’infrastructures […] vont simplement venir rajouter des frontières infranchissables, briser la connectivité des gens », dit Anaïs Houde.

Derniers développements

@pivot.quebec

Ce matin, le CN a procédé à l’abattage de plusieurs arbres sur la friche ferroviaire de Hochelaga-Maisonneuve, donc sur un bout de terrain qui lui appartient. #greenscreenvideo #magiefondvert

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