En marge de la Conférence de l’ONU sur la biodiversité, à Montréal, des leaders autochtones des quatre coins du monde ont pris la parole pour défendre l’importance de la décolonisation pour la protection du vivant sur Terre.
« Nous sommes les seuls peuples qui ont survécu sur cette terre depuis des milliers de générations. Si vous souhaitez vraiment survivre avec nous, vous devez être prêt·es à laisser tomber le colonialisme », affirme Ta’kaita Blaney de la nation Tla’amin de Colombie-Britannique.
Ronald Brazeau, directeur des ressources naturelles de la Nation Anishnabe de Lac Simon, ajoute que sa nation a toujours su protéger la biodiversité en prenant « seulement ce qu’on a besoin sans compromettre la génération future ».
« Il nous reste neuf caribous pour une population moyenne de 15 000. Nous voulons protéger la biodiversité et la culture anishnabe par un territoire géré à 100 % par les Anishnabe », exprime Ronald Brazeau.
« Il est tout aussi arrogant et injuste pour le gouvernement de céder notre forêt à des entreprises de production d’huile de palme que de s’en emparer à des fins de “conservation” », dit à son tour Orpha Yoshua, autochtone Namblong de la Papouasie occidentale, en Indonésie.
« Ils veulent choisir quels morceaux de nous inclure. Ils veulent que les connaissances autochtones résolvent les problèmes coloniaux, mais refusent de mettre fin à la guerre coloniale », dénonce Ta’kaita Blaney en critiquant la COP15 et les actions des politicien·nes.