À l’arrivée de l’hiver, il manque des places dans les refuges. Les organismes communautaires s’inquiètent et demandent des actions rapides du municipal et du ministère de la Santé et des Services sociaux.
« Les organismes communautaires ont besoin d’aide. On a besoin d’aide. On ne sera pas capable encore longtemps de tenir à bout de bras le fragile filet social qui est prévu pour les personnes en situation d’itinérance à Montréal, cet hiver », lance Tania Charron, directrice générale chez Action Jeunesse de l’Ouest-de-l’Île, en conférence de presse.
« On nous parle de 1600 places disponibles comme d’une bonne nouvelle. […] Nous, on sait que ces places sont largement insuffisantes », dénonce Annie Savage, directrice du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).
« Dans la dernière année, on a dû fermer le refuge trois fois pour des bris de conduits de canalisation. Cet été, pour un refoulement d’égouts, donc pas d’eau, pas de toilettes », dit France Labelle, directrice générale du Refuge des jeunes de Montréal.
« Nous ne demandons plus aux personnes si elles souhaitent chercher un endroit pour la nuit. On a complètement changé notre approche » explique Jean-François Mary, directeur général de Cactus Montréal. « Maintenant, on leur demande si elles veulent qu’on essaye de peut-être trouver quelque chose pour ce soir. Et bien souvent, ça se finit avec le don d’une couverture de survie. »