Alors que les Pirates verts, actifs depuis 2011, sont plus que jamais populaires depuis le début de la pandémie, la mairie d’arrondissement a refusé de renouveler leur permis d’occupation, qui prendra fin le 31 octobre.
« On aide des centaines de personnes par semaine, toute l’année. On est une des banques alimentaires qui ramasse et distribue la plus grande quantité de nourriture dans l’Est de Montréal », explique le fondateur de la banque alimentaire, Raïs Zaidi.
Durant la pandémie, l’arrondissement avait octroyé aux Pirates verts un permis dérogatoire pour poursuivre leurs activités sur la rue. Il refuse désormais de le renouveler.
Aujourd’hui, les Pirates verts cherchent un toit, tandis que l’arrondissement ne propose que des emplacements temporaires.
La mairie d’arrondissement insiste que les raisons principales qui l’ont poussé à mettre fin au permis d’occupation sont les plaintes du voisinage, le désir de laisser la place au déneigement, et la fin de la dérogation temporaire pour combattre l’insécurité alimentaire pendant la pandémie. En ce qui concerne le déneigement de son bout de trottoir, Raïs Zaidi indique qu’on lui avait donné la responsabilité de le faire et il dit honorer cette tâche.
L’arrondissement explique avoir aidé les Pirates verts à devenir un OSBL pour pouvoir s’installer sur des sites organisés comme des « marchés publics ». Mais ceux-ci ne correspondent pas au besoin de la banque alimentaire, faute d’espace pour entreposer le matériel, explique Raïs Zaidi.
Trois emplacements du genre auraient été proposés aux Pirates verts, ce que l’organisme dément.