Le droit de vote des personnes en situation d’itinérance est mis à l’épreuve, mais des organismes ont décidé d’y remédier grâce à cet exercice social.
« Vivre en situation d’itinérance, c’est faire face à plusieurs obstacles pour exercer son droit de vote », explique Jérémie Lamarche, organisateur communautaire du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM). « Avoir accès à une preuve d’adresse, avoir accès à des pièces d’identité, subir les préjugés lorsqu’on est dans la file » sont toutes des choses qui peuvent empêcher d’aller voter, précise-t-il.
« Quand on vit en situation d’itinérance, quand notre énergie est focalisée sur nos besoins de base, alors peut-être que les élections vont prendre le bord », exprime Jérémie Lamarche.
Pour remédier à cela, des organismes du milieu ont organisé une activité collective de vote, qui a eu lieu ce mercredi au bureau de vote de l’UQAM. Cela permet aux personnes en situation d’itinérance de l’île de Montréal de pouvoir voter ensemble au même bureau de vote en une journée.
« Notre objectif, c’est d’offrir une voix à toutes les personnes qui n’osent pas la prendre », explique Julien Baranger, coordinateur pour Sidalys et membre du comité d’organisation de l’événement.
Au-delà de cette initiative, il serait aussi possible d’offrir des bureaux de vote itinérants, c’est-à-dire de se rendre davantage vers les personnes en situation d’itinérance, explique Annie Savage, directrice du RAPSIM.
Pour elle, durant cette campagne électorale, il est important que les candidat·es parlent plus « de précarité, de pauvreté et d’itinérance ».