Le groupe La voix des jeunes compte a manifesté devant les bureaux de Radio-Canada en marge du débat des chef·fes, jeudi soir, pour exiger que les politicien·nes agissent pour prévenir les violences sexuelles dans les écoles secondaires et primaires.
« Les statistiques démontrent que 80 % des agresseurs ont commis leur premier acte de violence dans leur jeunesse », dénonce Youveline, membre du collectif. « Donc il faut faire de la prévention et que le personnel dans les écoles soit formé pour être capable de détecter les comportements sexuels problématiques. »
Le collectif de jeunes adolescentes a pour but de faire adopter une loi afin de prévenir les violences sexuelles au secondaire et au primaire.
« On ne sera jamais satisfaites, car il n’y a toujours pas de loi, il n’y a pas d’autres mesures, il n’y a pas d’intention non plus », dit Dahlia, membre du collectif.
Youveline explique aussi que beaucoup de victimes ne savent pas comment réagir et comment porter plainte, et se retrouvent donc à côtoyer leurs agresseurs pendant l’année scolaire, ce qui les pousse parfois à changer d’école.
« Ce n’est pas un parti politique qui devrait s’y mettre, ce sont tous les partis. C’est la protection de tous les jeunes du Québec », ajoute Kenza, membre du collectif.