Le festival Defund la police de Montréal revendique la réaffectation de 50 % du budget du SPVM

Les organisateurs du festival souhaitent rediriger la moitié du budget de la police de Montréal vers des organismes communautaires.

Oona Barrett Vidéojournaliste · Pivot
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Le tout premier festival Defund la police de Montréal s’est tenu dans Notre-Dame-de-Grâce, samedi après-midi. Les organisateur·trices du festival souhaitent réaffecter 50 % du budget de la police de Montréal à des organismes communautaires, ce qui contribuerait à prévenir la violence armée dans la ville.

L’événement, qui a duré toute la journée, comprenait plusieurs activités pour tous les âges : des conférences, des maquillages pour les enfants, une vente de livres, un skate jam et autres.

« C’est important de donner de l’information, parce que c’est encore quelque chose [la brutalité policière] qu’on essaie de comprendre au Québec. On pense que ce n’est qu’un enjeu qui arrive aux États-Unis, mais ça arrive aussi ici », explique la bénévole du festival, Mélissa Siclait.

Les différentes conférences ont abordé le définancement de la police à travers plusieurs sujets, dont le travail du sexe, l’embourgeoisement de la police ou encore la décriminalisation de la drogue.

Dans le budget 2022 de la Ville de Montréal, la sécurité publique représente 17,7 % des dépenses. De plus, le budget du Service de police a été augmenté de 45 millions $.

Les organisateur·trices du festival croient qu’il serait possible et bénéfique de réaffecter 50 % du budget de la police à des organismes communautaires, ce qui, selon les défenseurs de la cause, contribuerait à prévenir la violence armée dans la ville.

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