Au-delà de la fête : quand la Fierté est politique

Plus de 100 organismes et groupes sont présents dans le Village à l’occasion de la Fierté.

Oona Barrett Vidéojournaliste · Pivot
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Dans le cadre des Journées communautaires de Fierté Montréal, nous allons à la rencontre des organismes qui luttent pour les personnes LGBTQ+ sur tous les fronts, de la santé sexuelle à l’égalité des droits.

« On a une centaine de kiosques par jour qui sont là pour présenter leur travail, c’est une opportunité pour rencontrer les personnes derrière ces organismes et [découvrir] ce que ces personnes-là font pour nos communautés », explique le directeur de Fierté Montréal, Simon Gamache.

La Fierté est une fête, mais c’est aussi une occasion de rappeler les revendications politiques des communautés LGBTQ+, notamment des organismes qui œuvrent dans la communauté.

Une revendication principale de Fierté Montréal est « le financement approprié des organismes communautaires, qui souvent n’ont pas accès au financement. Ou s’ils ont accès à celui-ci, il est souvent par projet » et non pour soutenir le fonctionnement au quotidien, explique Simon Gamache.

L’organisme Québec sans sida tient un kiosque à l’occasion des Journées communautaires de la Fierté. « On recueille des sous pour 19 organismes qui sont membres chez nous », dit Yvan Lemieux, président de l’organisme. « Ce sont des organismes qui s’occupent de la lutte contre le VIH, mais sous différents aspects : au niveau des personnes en situation d’itinérance, des travailleur·euses du sexe, des maisons d’hébergement, etc. »

Québec sans sida vient d’assister à la conférence internationale contre le sida qui a eu lieu à Montréal. Son porte-parole déplore l’inaction du gouvernement du Québec et du ministre de la Santé, qui n’a pas été présent à cette conférence.

L’organisme Agir, aussi présent dans le Village ces jours-ci, s’adresse à la communauté LGBTQ+ immigrante et réfugiée à Montréal. « On offre des accompagnements personnels, des activités sociales », dit Osvaldo Arias, coordinateur des activités chez Agir.

« Si Ferté Montréal n’a pas d’argent, nous n’allons pas pouvoir en avoir, et si nous on n’en a pas, ça sera compliqué de redonner à notre communauté », résume-t-il.

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