Verdissement et logement social au cœur des préoccupations dans le Sud-Ouest

Une dizaine de citoyens se sont présentés au Conseil d’arrondissement du Sud-Ouest du 8 décembre 2025 pour entendre les élu·es qui étaient de bonne humeur à l’approche des fêtes.

Une citoyenne a posé des questions concernant un terrain sur la rue St-Patrick où se situent des bâtiments commerciaux qui seraient dangereux. On lui a indiqué que des vérifications internes seront effectuées avec le Service de l’urbanisme, le Service de sécurité incendie et, au besoin, le SPVM. Les élu·es ont reconnu que les préoccupations soulevées sont légitimes dans un contexte de cohabitation entre des usages résidentiels et industriels. Il a également été mentionné que, dans les dernières semaines, la Ville a communiqué avec des propriétaires de bâtiments vacants à la suite de changements réglementaires, afin d’assurer leur conformité et de réduire les risques liés à la vacance.

Elle pose une deuxième question porte sur les mesures possibles pour améliorer le verdissement et la sécurité de la rue Saint-Patrick, notamment en lien avec les travaux d’enfouissement des câbles, l’agrandissement des fosses à arbres, la plantation de nouveaux arbres et l’apaisement de la circulation. Les élus ont écouté la citoyenne et ont indiqué que ses préoccupations seraient prises en compte dans l’aménagement et la sécurité de la rue Saint-Patrick.

Un citoyen a ensuite posé une question concernant le futur parc Turcot, incluant la falaise Saint-Jacques, le parc Terry Fox et les terrains environnants, et s’est informé sur l’avancement des travaux ainsi que sur la possibilité d’avoir une entrée plus attrayante pour les citoyens du Sud-Ouest.

On lui a répondu que le plan directeur de l’écoterritoire a été adopté, que des négociations avec le MTQ et le gouvernement fédéral sont en cours pour la cession des terrains, et que la Ville suivra le dossier afin d’assurer la continuité du projet. Elle a également reconnu la pertinence de l’accès et de l’intégration avec le Sud-Ouest et a encouragé les groupes citoyens à continuer de s’informer auprès de l’administration.

Maryan Kikhounga-Ngot du comité logement POPIR a posé des questions concernant un terrain appartenant au Centre de service scolaire de Montréal (CSDM) dans la Petite-Bourgogne. Initialement prévu pour un projet d’école et de logements sociaux, il semblerait que les deux projets ne puissent plus être combinés. Elle souhaite savoir si la maternité fait partie du site et quel terrain sera utilisé pour l’école, et exprime son inquiétude quant à la préservation des terrains pour logements sociaux, notamment dans le contexte de Griffintown où le pourcentage de logements sociaux est très faible.

Un autre citoyen s’est dit inquiété des dangers reliés aux pistes cyclables mal déneigées. On lui a répondu que les appels d’offres étaient en cours.

Les élu·es ont ensuite voté plusieurs propositions, dont certaines accordent du financement à la mission pour quelques organismes de l’arrondissement.

Présences : Antoine Poulain (directeur du cabinet de l’arrondissement du Sud-Ouest), commandant Jonathan Chase (SPVM), Christian Bissonnette (Directeur des travaux publics), Marc-Antoine Dionne (Directeur de la culture, des sports et du développement social), Jonathan Burnham (conseiller d’arrondissement Saint-Henri-Est-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles-Grinffintown), Catherine Houbart (conseillère de ville), Véronique Fournier (Mairesse d’arrondissement), Daphné Claude (secrétaire d’arrondissement), Élise Tanguay (conseillère de ville, district Saint-Paul-Émard, Saint-Henri-Ouest), Nicolas Jolicoeur (conseiller d’arrondissement, District Saint-Paul-Émard, Saint-Henri-Ouest), Benoit Glorieux (directeur d’arrondissement), Marc-André Hernandez (directeur de l’aménagement urbain et du patrimoine), Isabelle Gauthier (directrice des services administratifs), Mélissa Garreau (secrétaire recherchiste)

Ce compte rendu est l’œuvre d’une camelot de L’Itinéraire participant au projet Documentalistes Canada.

Documentalistes Canada est financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (225 000 $) et la Fondation Inspirit (50 000 $).