Longueuil souligne ses athlètes et avance sur l’itinérance

La séance du conseil municipal de Longueuil s’est ouverte dans le calme à 16 heures le 17 mars dernier, sans question du public, avant de laisser place à une série d’interventions marquées à la fois par la fierté sportive et des annonces en matière d’itinérance.

En début de période d’intervention, la mairesse Catherine Fournier a tenu à rendre hommage aux jeunes athlètes de la Rive-Sud ayant participé aux Jeux du Québec. L’équipe régionale y a dominé le classement avec une récolte de 31 médailles d’or, 29 d’argent et 24 de bronze.

Dix-huit athlètes de Longueuil étaient présents dans la salle du conseil. Tour à tour, la mairesse les a nommés et félicités, soulignant leurs performances dans des disciplines variées, du judo à l’escrime, en passant par la ringuette, le trampoline et le badminton. « C’est énormément d’efforts, de discipline que vous consacrez à un sport à un jeune âge », a-t-elle insisté, saluant également l’implication des familles.

La séance a aussi permis de souligner la présence de Méloïe P., finaliste au concours Miss Pre Teen Québec, seule représentante de la région à avoir atteint cette étape. La mairesse a évoqué un concours mettant de l’avant le leadership féminin, se disant fière de l’accueillir « dans notre enceinte démocratique ».

Un protocole pour encadrer les campements

Sur un ton plus sérieux, Catherine Fournier est ensuite revenue sur une annonce conjointe réalisée avec la mairesse de Montréal, Soraya Martinez-Ferrada, concernant un protocole de gestion des campements pour les personnes en situation d’itinérance.

Face à une itinérance de plus en plus visible depuis la pandémie, la Ville de Longueuil a développé un cadre d’intervention pour encadrer l’installation de tentes sur son territoire. La mairesse a rappelé que c’est un phénomène qui existait déjà, mais qui était davantage caché par le passé.

Ce protocole vise à baliser les interventions municipales tout en favorisant une cohabitation sociale harmonieuse, en collaboration avec de nombreux partenaires, dont les services de santé, les services d’urgence et les organismes communautaires.

La démarche s’inscrit également dans une volonté d’harmonisation avec Montréal, les deux villes étant confrontées à des réalités similaires. « Quand on vit les mêmes enjeux, on a un partage d’expertise qui peut se faire », a souligné Mme Fournier.

Du logement comme solution structurante

La mairesse a aussi profité de la séance pour rappeler l’inauguration récente de la première phase du projet « Un toit pour tous », situé à l’angle de la rue Bourassa et du chemin du Coteau-Rouge. Trente unités de logement y ont été aménagées pour des personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être.

Elle a insisté sur l’importance du logement comme levier central pour sortir durablement de la rue. Une deuxième phase du projet est déjà confirmée, avec 54 unités supplémentaires financées par les gouvernements provincial et fédéral.

« C’est 84 vies changées », a résumé la mairesse, évoquant un projet appelé à jouer un rôle clé dans la réduction de la pression sur les ressources d’hébergement.

La séance s’est conclue sur cette note, entre la reconnaissance des réussites locales et la mise de l’avant de solutions à long terme pour répondre à des enjeux sociaux croissants.

Ce compte rendu est l’œuvre d’un camelot de L’Itinéraire participant au projet Documentalistes Canada.

Documentalistes Canada est financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (225 000 $) et la Fondation Inspirit (50 000 $).