À Longueuil, un conseil municipal marqué par l’accessibilité, les travaux d’urgence et le logement abordable

La séance du conseil municipal de Longueuil du 18 août 2026 s’est déroulée dans une atmosphère studieuse et sans présence citoyenne notable dans la salle. Les élu-es ont notamment abordé l’accessibilité universelle, le réaménagement de la place Charles-Lemoyne, des travaux d’urgence sur le boulevard Jean-Paul-Vincent ainsi que la protection d’une ressource de logement destinée aux personnes vulnérables.

Un plan d’action pour améliorer l’accessibilité

Le conseil a approuvé le bilan et la mise à jour annuelle du plan d’action de la Ville à l’égard des personnes handicapées et des mesures en matière d’accessibilité universelle.

Adopté en 2024, le plan comprend 47 actions, dont 23 ont déjà été complétées.

Parmi les mesures mises de l’avant figure notamment l’acquisition d’un fauteuil adapté permettant à une personne en situation de handicap de participer à des courses ou à des activités de jogging en étant poussée par un coureur. Selon les explications données au conseil, entièrement conçu au Québec, il permet à son utilisateur de ressentir les sensations associées à la course. Il aurait notamment été testé au parc Michel-Chartrand lors de courses et de joggings récréatifs.

La Ville rappelle que les municipalités de plus de 15 000 habitants sont tenues d’adopter un plan d’intervention visant à favoriser l’intégration sociale, scolaire et professionnelle des personnes handicapées.

La place Charles-Lemoyne sera transformée en deux phases

Le projet de réaménagement de la place Charles-Lemoyne, à proximité du métro Longueuil, se fera en deux étapes.

La première phase doit commencer à la fin de l’été 2026 et se poursuivre jusqu’à l’automne 2027. La deuxième est prévue du printemps à la fin de l’été 2028.

L’objectif est notamment de revoir la gestion des eaux pluviales, d’augmenter la canopée urbaine et d’intégrer des œuvres d’art public. Le projet vise également à créer un pôle consacré aux déplacements actifs.

Une station BIXI électrifiée doit par ailleurs être installée à proximité du métro. L’aménagement doit ainsi permettre aux personnes de poursuivre leur déplacement à vélo après leur arrivée en métro, ou de rejoindre la station de métro à vélo.

Pour la conseillère Lysa Belaicha, le projet doit ultimement rendre le secteur plus attrayant et convivial, tant pour les résident-es que pour les personnes qui fréquentent le secteur du métro.

Des travaux d’urgence après un risque de bris majeur

La mairesse Catherine Fournier a également présenté un rapport concernant des travaux d’urgence réalisés à la chambre de vannes CV-147, située sur le boulevard Jean-Paul-Vincent.

La situation était survenue le 14 août 2026, alors qu’un risque imminent de bris majeur mettait en cause la sécurité des personnes et des biens. La nature urgente de l’intervention a permis à la Ville de recourir à des mesures exceptionnelles, notamment sans passer par le processus habituel d’appel d’offres public.

La mairesse a assuré que les équipes municipales avaient agi avec « une immense diligence » compte tenu des circonstances.

Ce type d’intervention constitue une mesure exceptionnelle pour la Ville, qui justifie son recours par la nécessité d’intervenir rapidement afin de prévenir un incident potentiellement majeur.

La Ville veut protéger la ressource Chez Lise

Autre dossier important de la séance : la protection de la vocation résidentielle de la ressource Chez Lise, qui vient en aide aux personnes les plus vulnérables en offrant des logements abordables.

Les élus ont rappelé qu’en avril 2025, le précédent conseil municipal avait assujetti les immeubles de Chez Lise à un droit de préemption. Le mécanisme envisagé cette fois est toutefois différent.

La Ville entend utiliser son pouvoir d’expropriation à des fins municipales afin de préserver la vocation de logement abordable des immeubles concernés.

Les élu-es ont présenté l’expropriation comme un levier exceptionnel, mais jugé approprié dans les circonstances. Chez Lise est décrite comme une ressource de dernier recours pour des personnes qui risqueraient autrement de se retrouver à la rue.

« On parle des personnes les plus vulnérables de notre communauté », a fait valoir la mairesse, soulignant que la Ville avait, selon elle, la responsabilité d’intervenir lorsqu’elle dispose d’un outil permettant de protéger cette ressource.

Une aide financière pour les bibliothèques

Le conseil a également autorisé la Ville à présenter au ministère de la Culture une demande d’aide financière pouvant atteindre 160 150 $ pour l’acquisition de biens destinés aux bibliothèques.

La Ville prévoit assumer jusqu’à 50 % du montant. La résolution permet aussi d’ajuster la somme demandée au moment du dépôt de la demande, en fonction des paramètres définitifs du programme gouvernemental.

Un premier conseil municipal pour le bébé de la mairesse

La séance a finalement donné lieu à une note plus personnelle.

Catherine Fournier a expliqué qu’il s’agissait de sa première présence physique au conseil depuis mars. Elle ne pensait d’ailleurs pas être sur place pour cette séance et devait participer virtuellement à sa deuxième portion.

La mairesse en a profité pour remercier Camille, qui s’occupait alors de son bébé, Henri. Celui-ci assistait, de l’autre côté de l’écran, à son tout premier conseil municipal.

Une première expérience qui a fait sourire la mairesse : « Futur maire de Longueuil? » a-t-elle lancé, sur le ton de la plaisanterie.

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Elles sont l’œuvre d’un camelot de L’Itinéraire participant au projet Documentalistes Canada.

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