Le conseil d’agglomération de Longueuil a tenu le 30 avril dernier sa séance mensuelle sous le signe de la conciliation travail-famille en politique municipale, de l’électrification des transports et de la protection du patrimoine bâti.
La séance, tenue en fin d’après-midi, s’est ouverte sur une scène encore peu commune dans les institutions politiques québécoises : la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, siégeait avec son nouveau-né, comme elle l’avait fait plus tôt cette semaine au conseil de ville.
« On fait l’histoire actuellement », a lancé en ouverture le président de séance, soulignant le caractère inédit de la situation.
Catherine Fournier a profité de l’occasion pour rappeler les avancées récentes en matière de conciliation entre vie familiale et fonctions électives. Elle a souligné que deux maires nouvellement parents siégeaient ce jour-là au conseil d’agglomération, rendus possibles par les mesures adoptées dans le cadre du projet de loi 57 au printemps 2024.
« C’est quand même incroyable que ça ait pris tout ce temps-là pour qu’on ait des mesures de conciliation travail-famille-vie politique au Québec », a déclaré la mairesse. Elle a également noté l’ironie de voir les municipalités bénéficier maintenant de modalités de participation à distance que l’Assemblée nationale, pourtant à l’origine de cette réforme, ne s’est pas encore accordées.
Un citoyen interpelle Longueuil sur l’achat de véhicules à essence
Lors de la période de questions, André Bastien, un habitué des instances municipales de la Rive-Sud et membre du groupe Environnement Nature Boucherville, a interpellé les élu·es sur les critères d’achat de véhicules municipaux.
Le citoyen a remis en question une étude comparative ayant mené à l’achat d’un camion-fourgon à essence en décembre dernier. Selon lui, l’analyse fournie par l’administration comparait 28 modèles à essence à un seul modèle électrique, alors que plusieurs autres options électriques existaient sur le marché.
M. Bastien a demandé que ces études comparatives soient désormais intégrées aux sommaires décisionnels publiés avec les résolutions du conseil, afin d’améliorer la transparence des décisions.
Le président du comité exécutif, Jean Martel, n’a pas répondu directement à la demande, mais a salué l’intervention du citoyen, qu’il a qualifié de « vigie citoyenne » en matière d’électrification des transports.
« Il nous pousse à toujours aller plus loin », a affirmé M. Martel, rappelant qu’André Bastien avait reçu quelques jours plus tôt le prix Frédéric-Back, remis à une personne s’étant illustrée sur le plan environnemental.
Patrimoine, autobus électriques et marathon
En fin de séance, le maire de Boucherville, Jean Martel, a mis en lumière trois résolutions adoptées au cours de la soirée.
La première concernait le patrimoine bâti de l’agglomération. La résolution 8.7 dresse un portrait de 1 844 résidences construites avant 1940 dans les cinq municipalités de l’agglomération et présentant une valeur patrimoniale. À Boucherville seulement, 416 résidences figurent dans cet inventaire.
Jean Martel s’est réjoui de cette adoption, y voyant un geste concret pour la préservation de l’histoire locale.
Il a également souligné l’adoption de la résolution 8.3, qui prévoit l’achat de dix autobus électriques, une décision qu’il a présentée comme une réponse claire aux préoccupations citoyennes sur l’électrification du transport collectif. Cette résolution a été adoptée pour la première fois le 5 février 2026 par le Réseau de transport de Longueuil, puis proposée et approuvée par le conseil municipal le 6 avril 2026.
Enfin, le maire a profité d’une résolution (8,1) pour rappeler la tenue du marathon de Longueuil, le 17 mai prochain, précisant qu’un semi-marathon est également au programme. Jean Martel a annoncé qu’il y prendra part, affirmant s’être donné comme objectif de participer à au moins un événement sportif dans chacune des villes de l’agglomération.
Ce compte rendu est l’œuvre d’un camelot de L’Itinéraire participant au projet Documentalistes Canada.
Documentalistes Canada est financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (225 000 $) et la Fondation Inspirit (50 000 $).
