Pour comprendre pourquoi l’endométriose a été souvent ignorée, il faut revisiter l’histoire de la douleur féminine, un héritage fait de silences, de biais et de disqualifications et de minimisation. Résultat : les pathologies qui touchent principalement les femmes sont moins étudiées, moins financées, moins considérées. Et ça se reflète directement dans la recherche : un article publié en 2022 dans la revue scientifique Obstetrics and Gynecology montrait qu’en 2020, seulement 10,8 % du budget de l’Institut national de santé aux États-Unis avait été consacré à la santé des femmes.
Heureusement, la recherche sur l’endométriose avance : récemment, le laboratoire Ziwig a commercialisé l’Endotest, un test diagnostique basé sur l’ARN et une équipe de chercheurs de l’Université Laval travaillent sur une molécule très prometteuse, l’inhibiteur de l’estradiol pour bloquer la propagation de la maladie.