Une sur dix

Une personne menstruée sur dix serait atteinte d’endométriose dans le monde, une maladie chronique qui développe des tissus anormaux en dehors de l’utérus. Au Canada, ça correspond à près de deux millions de personnes, soit environ le nombre d’habitants de Montréal.

Dans Une sur dix, on se demande ce que c’est de vivre avec l’endométriose en 2026, pourquoi une maladie qui affecte la santé et la qualité de vie d’autant de personnes n’est pas mieux prise en charge et comment s’inspirer de solutions mises en place dans d’autres pays comme l’Australie et la France.

Crédits : 
Une production d’À la trois média
Production et narration : Lia Ferranti
Recherche et script : Aurélia Crémoux et Alexia Boyer
Réalisation, habillage sonore et montage : Aimé Majeau Beauchamp
Mixage : Eloise Berrou
Illustration : @Fresque_galerie
Diffusion : Pivot
Partenariat : Iris&Arlo

Gabrielle Brassard-Lecours Responsable des balados · Pivot
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Balado

Épisode 2 – Une maladie qui coûte cher

Vivre avec l’endométriose, c’est vivre avec une douleur chronique.  Avec les explications de spécialistes et des témoignages percutants, on découvre comment cette douleur persistante envahit toutes les sphères de la vie : école, travail, sexualité, santé mentale et physique. Malgré des crises de douleur si fortes qu’elles provoquent des pertes de connaissance, les personnes atteintes font face à des années d’errance médicale et doivent se tourner vers le système de santé privé faute d’accès rapide aux soins.

Certaines personnes, comme Stéphanie Chagnon, doivent même changer d’emploi ou s’arrêter de travailler face aux conséquences de la maladie. Elles se retrouvent alors confrontées à la solitude, à la culpabilité et à l’anxiété dans une société où la productivité prime et où notre travail constitue une grande partie de notre identité. L’endométriose y apparaît aussi comme une maladie qui coûte cher — physiquement, émotionnellement et économiquement . Par exemple, Stéphanie Page, une autre femme atteinte d’endométriose qui témoigne dans le balado a même dû aller se faire opérer à l’étranger pour obtenir enfin des soins adéquats.