Francis Hébert-Bernier Journaliste à l’actualité · Pivot
Partager

Ce dimanche 22 septembre se tiendra la troisième édition du festival Defund la police au parc Angrignon à Montréal. À la fois une rencontre d’éducation populaire et une occasion de resserrer les liens entre les organismes communautaires luttant contre les abus policiers, cette édition du festival abordera notamment les mouvements d’occupation en solidarité avec la Palestine.

L’évènement annuel propose de revisiter les fondements du mouvement, qui vise à réduire les budgets accordés à la police pour les réinvestir dans les personnes et les communautés qui subissent les pratiques violentes et le profilage des forces policières, explique Gabrielle Prince-Guérard, membre du comité d’organisation du festival.

« Le but du festival, c’est vraiment de se regrouper dans une ambiance communautaire et familiale. C’est à la fois une occasion de se retrouver entre ceux et celles qui forment le mouvement, mais aussi avec le reste de la communauté », précise-t-elle.

@pivot.quebec

👮‍♀️ Dimanche 22 septembre a lieu la troisième édition du festival Defund la police. L’objectif: réfléchir et penser des alternatives au système policier actuel. Mais dans quel but? On vous explique 👉 L’article pour en savoir plus: https://pivot.quebec/2024/09/19/un-festival-defund-la-police-marque-par-le-genocide-a-gaza/ #shorts #polmtl #polqc #police #festival #defundthepolice

♬ The sound of hitting the keyboard of a personal computer(1069674) – Nirai Kanai

Un exercice d’éducation populaire

Ainsi le festival propose plusieurs conférences et ateliers pour aider les gens à comprendre les motivations et la logique derrière le mouvement de définancement des corps policiers. Notamment, les participant·es pourront apprendre sur la prévention communautaire de la violence, les équipes non armées et les interventions civiles, ou encore sur le caractère colonial des forces policières au pays.

Particularité de cette année, deux conférences seront dédiées aux mouvements d’opposition au génocide commis par Israël à Gaza, et notamment aux mouvements d’occupation des campus universitaires qui ont culminé ce printemps.

« On essaie toujours de s’arrimer à ce qui s’est passé récemment et cette année, les manifestant·es pro-palestinien·nes ont été beaucoup réprimé·es, violenté·es et profilé·es par le SPVM, alors on voulait leur faire une place », explique Gabrielle Prince-Guérard.

Démystifier l’image du mouvement

En marge des conférences, le festival propose aussi plusieurs activités plus décontractées pour aider à tisser des liens avec les membres de la communauté.

« Il va y avoir des expositions d’art, des livres à vendre, de la nourriture gratuite, une table pour faire des macarons, des activités et un espace pour les enfants », énumère Gabrielle Prince-Guérard.

La journée qui s’amorce vers midi devrait se conclure en début de soirée avec un repas communautaire et de la musique, ajoutant à l’ambiance festive.

Le but est aussi d’aborder ces sujets parfois lourds de sens avec la communauté dans une ambiance qui fait ressortir tout ce qu’il y a de positif dans le mouvement, confie-t-elle.

« Parfois, parler de définancer la police, ça fait peur aux gens qui s’imaginent toute sorte de choses. Le but, c’est donc d’aller en parler et de réfléchir avec eux, de partager un repas, et surtout de créer un espace sécuritaire où on peut aller au-delà de ça », conclut-elle.

Correction : Une version précédente de cet article attribuait le titre de porte-parole de Defund la Police à Gabrielle Prince-Guérard, ce qui n’est pas exact. (2024-09-20)

Récents articles

Voir tous